« L’U.C.G cherche à former des acteurs de développement qui doivent être en contact direct avec leur futur milieu de travail. Elle porte un intérêt particulier au monde rural et veut travailler activement à sa structuration, à sa transformation et à son développement. Elle veut contribuer à la stabilisation des populations sur leurs terres, à la production des technologies appropriées et à une meilleure gestion des conflits. Elle cherche à s’engager dans la recherche-action des et l’animation des organisations de base. Elle a la vocation d’être une université pour le développement ».
(U.C.G, Présentation de l’Université Catholique du Graben, Butembo, Juin 2000, p.4).
Parmi les 4 principes qui sous-tendent cette perspective, l’on retrouve : « Agir sur son environnement par son savoir-faire ».
C’est justement en s’inscrivant dans cette logique que la Faculté de Droit est à l’origine de la création du Centre d’Etudes Juridiques Appliquées (CEJA). Ce Centre a pour mission d’ouvrir la Faculté de Droit et toute la communauté universitaire à l’épineux problème de la promotion de la justice et de la défense des droits humains. Le CEJA voudrait apporter sa contribution, petite soit-elle, à la stigmatisation des violations des droits de l’homme auxquelles la population est quotidiennement soumise soit par ignorance des dispositions et procédures juridiques, soit par l’imposition de la loi de la jungle.
En outre, le CEJA dispose d’une petite bibliothèque dont la spécialité regarde davantage le droit positif congolais, la situation politique de Grands Lacs africains et la situation des droits de l’homme. Il organise l’observatoire social pour les cas des violations des droits de l’homme, le Bureau de consultations juridiques, quant à lui assure, en collaboration avec la Commission Episcopale Justice et Paix, la conciliation, l’assistance et la représentation judiciaires. Enfin, le Bureau de la Vulgarisation organise non seulement des émissions aux radios Moto Butembo-Beni et R.T.N.C/FEC/Butembo ; mais aussi des conférences à l’intention de la jeunesse scolaire de Butembo et des Commissions paroissiales Justice et Paix de Bulema et de Kitatumba.
Avant la création de la Faculté de Droit à l’U.C.G, les licenciés et gradués en Droit étaient très peu nombreux en ville de Butembo et aux environs. Actuellement, plusieurs cabinets judiciaires ont ouvert leurs portes. On compte facilement dix cabinets.
D’autres ressortissants de la Faculté sont pris comme des conseils au sein des entreprises et organisations non gouvernementales locales (SYDIP, CACUDEKI).