La Faculté de Droit est l’une des six Facultés qui fonctionnent à l’Université Catholique du Graben depuis l’année académique 1995-1996. Elle fait fonctionner pour le moment deux options : l’option Droit Privé et Judiciaire et l’option Droit Public Interne et International. Les options Droit Economique et Social et Droits de l’Homme sont aussi en vue.
En effet, les populations de la région du Graben ne connaissent pas leurs droits et très peu de spécialistes du Droit y sont présents pour les encadrer ; d’où la Faculté de Droit de l’U.C.G. a l’ambition de former des juristes qui resteraient en contact permanent avec la population dans les villages et en même temps mèneraient des recherches sur l’évolution des institutions politico-juridiques et sociales de leur milieu dans le but d’adapter l’application de la loi, en tenant évidemment compte des coutumes, des traditions et des usages sociaux.
Cependant, les populations de la région des Grands Lacs accusent un encadrement juridique peu efficient à cause du manque des cadres suffisants en droit. Ainsi, tenant compte des spécificités de la région surtout dans le domaine agricole et commercial, dans l’importance des relations avec le reste du monde, il s’est avéré urgent à l’U.C.G. de former des juristes spécialistes en Droit Privé et Judiciaire, en Droit Public Interne et International mais aussi envisager le Droit Economique et Social.
Les conflits tribaux, politico-ethniques, les différentes formes de violation des droits de la personne humaine dans le graben ont poussé l’U.C.G. à imaginer la création d’une nouvelle option qui ne fonctionne pas encore et qui n’existe que pour mémoire. C’est l’option DROITS DE L’HOMME. Elle pourra fonctionner dès que tous les moyens seront réunis. Les finalistes de cette dernière option devront avoir pour mission de :
aider à comprendre les causes profondes des conflits politico-ethniques dans la région ;
sensibiliser les populations de la sous-région à privilégier la tolérance, la non-violence et la cohabitation pacifique entre toutes les composantes de la société interlacustre ;
gérer des centres de vulgarisation des Droits de l’Homme ;
mener des enquêtes sur les différentes violations des Droits de l’Homme dans la sous-région ;
formuler des recommandations à l’adresse des autorités publiques et des autres principaux acteurs sociaux en vue de la recherche des solutions durables et objectives aux violations des Droits de l’Homme ;
mener des recherches sur les différentes formes de préventions de nouvelles violations des Droits de l’Homme dans la région des Grands Lacs.